Créer un média de proximité : un moyen de réenchanter la ville ?

Paris date_range 17 mai 2021 Catégories : A la une et Bourdonnement du Réseau.
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Créer un média de proximité : un moyen de réenchanter la ville ? – d'après Pauline Pellissier

Dans le cadre de l’appel à projet pour l’édition 2 du programme Coup d’envoi, nous avons donné la parole aux incubés de l’édition 1 que La Ruche Paris accompagne actuellement. Aujourd’hui , retrouvez le témoignage de Pauline Pellissier. 

Lauréate du programme Coup d’Envoi – un parcours d’accompagnement de 6 mois au micro-entrepreneuriat créé par La Ruche -, je suis la créatrice d’un média sur le 20e arrondissement de Paris. “Mon Petit 20e”, c’est d’abord un compte Instagram qui publie chaque jour, une info, un bon plan, une nouveauté sur ce quartier, comptant près de 200 000 habitants. Mais c’est aussi un moyen de gagner en qualité de vie. La preuve par sept.

1/ Gagner en info de proximité

A quoi ça sert d’avoir les meilleures initiatives du monde à côté de chez soi, si on en entend jamais parler ? C’est en découvrant un resto à l’incroyable jardin caché, alors que je vivais depuis huit ans à deux pas, que j’ai réalisé que je passais à côté de tellement de choses ! Résultat : je suis partie en quête d’un média en ligne pour mieux m’informer. Et comme je ne l’ai pas trouvé… je l’ai créé. Mon Petit 20e renseigne tout autant sur le marché de l’immobilier, que sur les candidats aux prochaines élections locales, sur les boîtes à livres installées à proximité, que les restos qui se mettent à la vente à emporter. 

2/ Partir en quête d’insolite

Sortir du train-train quotidien, mettre plus de poésie, de beauté et de piment dans nos vies, c’est aussi ça la promesse d’un média optimiste et inspirant. Chaque vendredi, on vous concocte une liste d’idées sorties pour le week-end : balade sonore, food tour, ateliers créatifs, jardins partagés, galerie ambulante…

3/ Retracer l’histoire des lieux

On aime l’idée de vous faire connaître le passé d’un bâtiment devant lequel vous passez chaque matin : une église Art Déco, un ancien orphelinat, les rails de la Petite Ceinture (ancienne voie de chemin de fer), un grand magasin façon Galeries Lafayette aujourd’hui disparu… Surtout que le 20e arrondissement ne manque pas de singularité (jusqu’en 1860, il était composé de communes indépendantes : Charonne, Belleville et Ménilmontant). Et que son passé ouvrier en a fait un haut lieu des luttes sociales, notamment pendant La Commune.

4/ Dynamiser le tissu économique local.

Une start-up qui crée des podcasts, une maroquinière qui fabrique des sacs sur-mesure, un couple qui se lance dans la cosmétique naturelle, un hôtel qui s’adapte à la crise sanitaire, une micro-brasserie locale… à l’heure où l’on cherche à consommer local et plus éthique, il apparaît pertinent de mieux connaître – et de soutenir ! – les entreprises et commerçants qui nous entourent.. 

5/ Valoriser le secteur culturel

À l’image des commerçants et artisans, les artistes excellent en leur domaine – la création -, mais ne sont pas toujours des pros en marketing et communication. Ou n’ont simplement pas de temps à y consacrer ! Comme le fait la presse quotidienne régionale (la PQR), c’est aussi le rôle d’un média de proximité de mettre en avant street-artistes, galeries ou salles de spectacle.

6/ Créer du lien social

En racontant des tranches de vie (par exemple, cet ancien champion de boxe thaï qui ouvre un resto de padthaï à Ménilmontant), on donne envie de partir à sa rencontre. Puis, en relayant des initiatives solidaires (comme des “boîtes de Noël” à destination des SDF), ou en présentant des associations (par ex : un collectif de collages féministes), on participe à développer l’entraide et l’engagement militant sur le territoire. 

7/ Développer un sentiment d’appartenance

Les lectrices et lecteurs de Mon Petit 20e sont invités sur Instagram à partager leur photo, grâce au hashtag #MonPetit20e. Des clichés que nous nous empressons de relayer. Ce peut être une glycine en fleurs, un coucher de soleil un peu plus dingue que d’habitude, ou une truculente scène de vie. Objectif : rendre le média participatif, et les gens contents d’habiter le meilleur arrondissement de Paris, obviously. 

Pauline Pellissier.




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