ZOOM sur La Fabrique à Fauteuils X SPRIIKS

Bordeaux date_range 29 janvier 2021 Catégories : Zoom sur ....
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« Audacieuses » dans la vie, entrepreneuse investie pour rendre votre intérieur plus durable, Alice Guiraud et la photographe engagée Glwadys Le Moulnier, échangent pour la première fois sur les enjeux de leurs entreprises en particulier, et de leur collaboration en général.

 

1) Pouvez-vous vous présenter à nous et nous dévoiler quelle a été votre première rencontre ?

Glwadys : Je suis Glwadys Le Moulnier, la fondatrice de SPRIIKS, une banque d’image éthique, humaine et équitable.

J’ai lancé ce projet dans le cadre de la 4ème édition des Audacieuses en 2018.

J’ai rencontré Alice dans l’environnement de la Ruche.

Alice : Je suis Alice Guiraud, co-fondatrice de la Fabrique à Fauteuils, nous proposons des assises durables à construire soi-même.

On s’est rencontrée pendant le « Boot Camp » des Audacieuses édition 6, j’étais candidate et Glwadys responsable des prises de photos.

Nos premiers échanges informels se sont faits pendant ce Boot Camp.

La vraie rencontre où l’on a échangé fut pendant la prise de photos.

 

2) Parlez-nous de SPRIIKS et de la Fabrique à Fauteuils, l’émergence de ces deux projets. Quelle expérience proposez-vous ? Où en êtes-vous?

Glwadys : SPRIIKS, c’est le projet d’une photographe. 

Photographe de métier, portraitiste et commerciale, je travaille essentiellement avec les entreprises.

SPRIIKS est né du constat que toutes les entreprises avec lesquelles je travaillais faisaient appel aux banques d’images, cependant nombreuses étaient insatisfaites des contenus qu’elles y trouvaient.

En voulant avoir un complément de revenu, j’ai mis mes photos en banque d’images mais j’ai réalisé que je touchais 25 centimes sur une photo vendue 11 euros. Ainsi j’avais assez d’infos pour me dire :

« Ça n’est pas possible ».

J’ai lancé le projet grâce à un alignement des planètes. (rires)

Une amie m’a envoyé l’appel à projets des Audacieuses. J’y ai postulé puis rejoins la 4ème promotion.

Cette année, j’ai intégré le parcours d’incubation French Tech Tremplin Incubation après avoir réalisé French Tech Tremplin.

Le  contexte COVID a été une année de préparation. Cela m’a permit de tester beaucoup de choses et de faire évoluer mon idée de départ.

Aujourd’hui, j’en suis à la phase de commercialisation des photos et d’affinement des offres auprès des entreprises.

Alice :  En pleine rénovation de notre maison, nous avons constaté qu’il était très difficile de trouver du mobilier durable, solide, design et avec des produits naturels non nocifs pour la qualité de l’air intérieur. En novembre 2019, notre contrat d’expatriation prenait fin. Cette date a été le moment de bascule dans notre vie, puisque deux choix s’offraient à nous : est-ce qu’on continue à être expatrié ? ou on croit en notre idée, on rentre en France et on se lance !

Nous avons décidé de rentrer en France et on a lancé la Fabrique à Fauteuils !

Aujourd’hui, on est en phase de développement, nous avons des premiers clients, ils nous apportent leurs retours. On affine notre offre et nos produits afin de répondre au mieux à leurs besoins.

 

3) Votre rencontre a donné lieu à une collaboration professionnelle : Racontez-nous ! Qu’est ce qui vous a rapproché ?

Alice : Lors de cette fameuse session photo du Boot Camp, j’ai beaucoup apprécié la perspective que Glwadys avait de prendre des photos et de gérer son art. La partie photographie étant très importante pour mettre en valeur nos produits, je me suis rapprochée de Nathalie (Directrice de la Ruche Bordeaux) pour prendre contact avec elle. J’apprécie et valorise beaucoup le troc. Nathalie m’a rapidement confirmé que cette façon de faire était aussi quelque chose que Glwadys aimait.

J’ai ainsi contacté Glwadys pour trouver un accord de troc.

Glwadys : Je serai toujours une Audacieuse, je valorise énormément le troc car c’est une façon simple de résoudre des problématiques parfois compliquées dans un temps très rapide. Le troc est d’une redoutable efficacité !

On a  trouvé un accord assez facilement. Alice m’aide sur la mise en place d’une application (« Je bloquais dessus ») en échange d’une séance photographie pour mettre en valeur leurs produits.

Cette collaboration a été fructueuse et intéressante.

S’agissant de l’application, elle a pour mission de digitaliser l’autorisation de droit à l’image. Le design et prêt, vous pourrez la retrouver bientôt sur les plateformes de téléchargement.

 

4) Quel regard portez–vous sur vos créations, la relation entre l’art de la photographie engagée et l’artisanat éco-responsable ?

« L’émotion que l’art de l’autre vous évoque »

Alice : Une sorte de fascination s’est développée suite à la séance photo qu’on a faite à la Ruche car le lieu était difficile. On avait beaucoup de contraintes mais il en est ressorti quelque chose de super beau.

Le moment était extraordinaire et je trouve que la passion qu’exprime  Glwadys dans son art ressort en bonne humeur et en bonnes ondes. Il y avait une super ambiance !

Le côté photographe est mis en valeur mais il y aussi toute la profondeur de ce que peut être une photo qui est vraiment analysée par Glwadys.

Je trouve que le mot « fascinant » la caractérise bien (sourire).

Glwadys : Je pense que la photographie et l’artisanat sont un super combo, c’est un travail de la matière. Il y a une sensibilité au-delà de l’outil, le fait d’apprécier une certaine esthétique, d’aimer la beauté, d’estimer pouvoir la reconnaitre, j’aime beaucoup le travail sous contraintes.

Notre imaginaire, une bonne technique et de beaux objets à photographier, c’est l’essentiel. C’est ça les ingrédients ! 

 

5) Vous participez toutes les deux au grand concours national de l’entrepreneuriat social et solidaire « la Fabrique Aviva », félicitations pour vos sélections respectives.

Comment percevez–vous ce challenge ? Si vous êtes lauréates de ce dernier quel impact aura la récompense sur vos perspectives d’avenir ?

Glwadys : La Fabrique Aviva, pour rappeler l’issue, c’est 60 000 € auquel peuvent s’ajouter potentiellement 100 000 € supplémentaires. Aujourd’hui, on est sur la phase de vote mais aussi sur la phase d’exposition de 750 très beaux projets, ayant chacun un engagement.

C’est la première fois que je participe à ce type de concours avec une somme à la clé.

Par goût du défi, j’aime beaucoup avoir 750 personnes en face de moi avec de très beaux projets. Parfois il faut jouer des coudes et aller se battre.

Aller chercher des financements, c’est du travail. En l’occurrence La Fabrique Aviva permet aussi d’accroche son nom à une entité qui soutient l’entrepreneuriat responsable. En termes de visibilité c’est une victoire d’être là !

La somme promise aux lauréats me permettrait d’une part à prototyper des outils pour développer SPRIIKS dans le cadre de ces offres affinées.

D’autre part, j’aimerais créer une mission photographique avec un certain nombre de photographes, les envoyer sur le territoire pour prendre des photos d’initiatives responsables, documenter la plate-forme, puis pouvoir les vendre sur celle-ci sur la base d’une pratique faisant vivre une communauté de photographe.


Alice :  Trois objectifs principaux pourraient être comblés, si on remportait le prix :

      • L’aménagement de l’atelier
      • Améliorer notre machine et faire un espace pour la partie finition.
      • Communication et Marketing, nos produits étant sur un nouveau segment, cela demande une force de communication plus importante pour atteindre notre cible.

Néanmoins, le fait d’avoir passé les premiers jury et d’être en compétition avec 750 projets c’est déjà super !

Cela permet de confronter de nouveau notre projet à des experts qui re-valident que notre concept à de l’avenir.

Pour ma part, je n’aime pas vraiment jouer des coudes, on est là, on a nos idées, si ça fonctionne tant mieux, si ça ne fonctionne pas on trouvera d’autres moyens.

 

6) Une citation sympa qui vous inspire, que vous souhaitez nous partager?

Glwadys : « Do or do not, there is no try » de maître Yoda.

Alice : « Ne laisse jamais partir quelqu’un sans lui avoir appris quelque chose ou lui apporter un sourire » inspiré de Mère Teresa.

 

7) Quel est l’animal qui incarne le mieux l’entrepreneur selon vous ?

Alice : Pour moi, c’est le Caméléon, car on doit se fondre, on doit apprendre de tout ce qui nous entoure. Avoir une capacité à s’adapter, à toujours se challenger. Et parfois, prendre du recul.

Glwadys : Punaise j’allais dire pareil (rires). Mon animal est également le Caméléon.




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