ZOOM sur… Oliver Moss & Pigments

Bordeaux date_range 30 septembre 2020 Catégories : Zoom sur ....
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Ce mois-ci, notre abeille à l’honneur est Oliver Moss, il lance la marque Pigments !

Son Pitch : Galerie d’art ou bureau ? Pourquoi choisir ? Pigments offre à ses clients la possibilité d’inviter l’art contemporain dans leur espace de travail de manière simple et abordable.

Peux-tu te présenter à nous? 

Je m’appelle Oliver Moss, j’ai 35 ans, je suis Anglais-Corse, chose assez rare pour le souligner et je viens de lancer Pigments.fr https://pigments.fr/ : un abonnement d’art contemporain pour les entreprises, en association avec Matthieu Jacquillat.

Parle-nous de Pigments, comment ce projet a émergé. Quelle expérience proposez vous ? 

Pigments est « né d’une collaboration ».

En 2017,  j’ai lancé ma première start up, Ôboem transformant les panneaux publicitaires urbain en galerie d’art à ciel ouvert. 

Malgré un grand succès presse elle n’a duré que deux ans du fait du manque de financement. 

En fin de vie d’Ôboem, Matthieu Jacquillat, le gérant de la société Arts Affaires, m’a contacté dans le cadre d’un rachat potentiel de cette dernière. 

On s’est rencontré, on a échangé pendant trois heures et à la fin de se rendez-vous, nous avions décidé de partir ensemble sur un nouveau concept ! 

Après plusieurs RDV de brainstorming, nous avons rétréci le champs des possibles et nous avons lancé une étude de marché pour connaître les besoins du marché avant de lancer notre offre. 

Cette étude a relevé trois freins principaux pour les Entreprises: 

le prix, beaucoup de personnes pensent que l’accès à l’art depuis son lieu de travail est réservé à une élite. 

le temps, réunir un comité de sélection des artistes demande du temps. 

le choix, comment choisir une œuvre d’art qui va plaire à tout le monde dans un bureau ? 

De ce constat, nous nous sommes démarqués de nos concurrents avec la mis en place d’un abonnement disponible sur internet et non par rendez vous. 

Pigments s’est inspiré du calendrier du monde de la mode en proposant un concept de 3 saisons artistique par an, à chaque saison il y a 3 collections, 3 curateurs et 3 artistes! Le bureau se transforme en galerie d’art avec des collections qui changent en permanence. 

Les prospects peuvent venir sur le site, regarder les collections, configurer leur abonnement, choisir à quelle fréquence ils souhaitent renouveler leur collection, choisir les formats…

Une autonomisation du client, ils sont libres de changer leur collection à n’importe quel moment. 

Nous avons mis en place une chaîne de logistique avec des emballages sur mesures pour que l’on puisse envoyer les œuvres d’art et qu’eux puissent les décrocher puis accrocher les nouvelles collections de façon autonome. Une option payante, clés en main est également disponible.

 

Votre offre de collection d’art contemporain pour espace de travail, se focalise-t-elle sur un art en particulier?

Aujourd’hui, on se base sur le format papier, ainsi notre offre s’applique aux peintures, aux photographies ou encore aux collages. L’unique contrainte est que l’œuvre s’adapte à un format plat. 

Les œuvres que nous proposons ne sont pas des tableaux originaux envoyés par les artistes. Elles sont des séries limitées de lithographies numériques, reproduites en 10 exemplaires et reconnues comme étant originales car signées par l’artiste. 

Le cycle de vie de l’œuvre commence par son exposition pendant une saison, celle-ci s’étend sur quatre mois. Une fois la saison clôturée, les œuvres sont uniquement disponible à l’achat. 

Les perspectives d’avenir de Pigments

Pigments est une offre partiellement digitale, l’automatisation de certaines tâches nous permet d’augmenter notre volume sans avoir la nécessité de recruter. C’est le principe de scalabilité.  

On souhaite développer l’aspect collaboratif de Pigments. En permettant aux collaborateurs de voter pour la prochaine collection par exemple. Ainsi, ils seront pleinement impliqués dans le processus de sélection. 

Lorsqu’on lance un projet, il faut être ambitieux ! Tout d’abord, nous devons trouver et s’ancrer dans le marché français et ensuite, on pourra envisager un lancement de Pigments à l’international. 


Quelle relation partages-tu avec l’art ? 

J’aime l’art, j’aime beaucoup la création artistique, exprimer ce qu’on ressent en transformant la matière. 

L’art est un média formidable pour exprimer ce qu’on ne peut pas dire avec des mots. 

Je ne suis pas expert en art contemporain, ça c’est l’univers de Matthieu, ma relation avec l’art est très directe et naïve. L’œuvre me provoque une émotion ou pas. 

Néanmoins, il m’arrive de changer de regard grâce à l’explication d’un tiers, nouveau point de vue, par un curateur, par exemple. D’où l’importance de ces derniers dans la sélection et la présentation des collections. 

J’ai réalisé quelques œuvres Street “””Art”””, vandale. C’était juste avant la naissance de ma fille et j’avais surement peur de devenir “vieux” d’un coup. (Rire) 

 

Ton projet révolutionne la manière d’appréhender l’art, que penses-tu de la nouvelle tendance d’exposition numérique immersive ? (Bassin et Atelier des lumières) 

C’est formidable, on ne peut pas arrêter « l’innovation artistique ». L’art et la technologie vont toujours aller de pair. 

Prenons l’exemple des lithographies numériques : aujourd’hui, on retrouve des imprimantes numériques conçues pour reproduire des œuvres d’art en encre pigmentaire avec un rendu et des volumes juste spectaculaires. 

L’expérience « Bassins des lumières »: que ce soit Klimt ou Klee, c’était magnifique, c’est incroyable de pouvoir se perdre dans ces univers. D’ailleurs, qui est l’artiste de ses expositions: les peintres ou les réalisateurs du mapping ? 

Personnellement, j’ai adoré et c’est vraiment que le début, les expériences vont devenir de plus en plus immersives avec des technologies comme la réalité virtuelle ou augmentée par exemple. 

On donne des outils à des artistes et ils créent des choses que l’on n’imagine même pas encore.  

Il faut vivre avec son temps, les choses changent !


Une citation sympa qui t’inspire, que tu souhaites nous partager  #citation de l’invité 

 « La vie est ce qu’on fait d’elle. » Du poète portugais Fernando Pessoa. Cette phrase représente bien ma philosophie, de ne pas accepter les codes. Fabrique ta vie, crée ta vie.

On avait utilisé cette phrase pour le slogan d’Ôboem (première Start-up) en l’adaptant au concept : « La Ville est ce qu’on fait d’elle ». 

On proposait aux gens de transformer la ville, en achetant des reproductions, ils changeaient une publicité par une œuvre d’art. L’idée est de reprendre le contrôle collectivement, même si cela est éphémère, on plante des graines ! 

Si tu avais une baguette magique, que changerais-tu dans le monde ? 

Je lâcherai une bombe d’empathie sur la terre ! Le manque d’empathie est à la source de la plupart de nos maux ; manque de respect pour le vivant, manque de compréhension des autres cultures, générations… Même envers soit même. Pour citer John Lennon “All you need is love”. C’est pas compliqué quand même. (Sourire).




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