Zoom sur…LAFAAAC

date_range 17 mai 2019 Catégories : Bourdonnement du Réseau et Zoom sur ....

 

LAFAAAC souhaite participer à la structuration, la professionnalisation et au développement du marché de l’audiovisuel en Afrique grâce à une plateforme numérique de formation e-learning aux métiers de l’audiovisuel et de la création numérique (audiovisuel, radio, cinéma, web ; fiction, entertainment et métiers de l’information), centrée sur une application mobile.

Incubé à La Ruche grâce au dispositif PIA (Paris Initiative Amorçage), Olivier Pascal, ancien consultant en stratégie dans les télécoms et l’audiovisuel, nous raconte son aventure entrepreneuriale.

 

 

Pourquoi avoir créé LAFAAAC ?

En 2015, j’étais co-pilote du groupe de réflexion sur le développement des industries et de la production cinéma pour AfricaFrance, association  présidée par Lionel Zinsou et Stéphane Richard.

Au sein de ce think-thank plusieurs problématiques ont été identifiés et plusieurs projets imaginés pour y répondre, notamment une plateforme de formation. C’est après ça que j’ai eu envie de réellement monter ce projet !

 

A quelle problématique répond LAFAAAC ?

Aujourd’hui, 2 millions d’individus travaillent dans l’audiovisuel en Afrique sub-saharienne. Parmi eux, 90% se sont auto-formés grâce à internet ou par des échanges entre pairs. Ils ont acquis la technique mais souvent il leur manque une vision générale du secteur et des interactions entre les différents métiers de la chaîne de production d’une œuvre.

La plateforme s’adresse à un public déjà formé : des professionnels des secteurs ou nouveaux arrivants sur le marché. Nous leur proposons ainsi d’acquérir une vision plus large de leur rôle sur l’ensemble de la chaîne de valeur et de mieux savoir mobiliser leurs compétences.

 

LAFAAC qu’est-ce que c’est ?

LAFAAAC est l’acronyme de L’Académie Franco-Anglophone des Arts Audiovisuels et du Cinéma, c’est une entreprise que j’ai cofondée avec Julien Bœuf et François Catala, qui édite une plateforme de formations aux métiers de la création numérique (audiovisuel, radio, cinéma, web) dont le premier marché est l’Afrique.

La plateforme comprend 6 briques technologiques dont la plus importante est une application mobile qui donne accès à des parcours de formation sur les différents métiers de la création audiovisuelle  (cinéma, TV, la radio, web – fiction, documentaire et journalisme). Aujourd’hui nous existons sur le marché B2B et finalisons notre premier catalogue pour nous lancer sur le marché grand-public d’ici fin 2019. Au lancement nous aurons une vingtaine de formations. Nous visons la digitalisation de 30 à 50 parcours supplémentaires chaque année.

Chaque formation s’appuie sur des contenus de grands acteurs de la formation français tels que l’INA, nous concevons notre protocole pédagogique avec eux, et nous les travaillons aussi pour les adapter avec des acteurs de la formation et des médias en Afrique. Nous sommes en train de formaliser d’autres partenariats actuellement que nous espérons annoncer après le Festival de Cannes..

 

A qui s’adresse l’outil ?

Dans un premier temps, la plateforme vise le marché BtoB de l’Afrique Sub-Saharienne, soit les grands acteurs privés, publics et institutionnels qui souhaitent acquérir ou distribuer nos formations en ligne pour un public cible.

L’offre à destination du grand-public (BtoC) devrait être disponible d’ici la fin de l’année 2019. Elle permettra à tous ceux qui souhaitent compléter leur formation initiale de télécharger l’application mobile directement depuis les stores. Deux possibilités s’offriront à eux : 5/6 modules d’1h de formation pour 99€ et un accès illimité pour 199€.

 

Une plateforme e-learning est-elle plus adaptée au marché africain ?

La formation et l’accompagnement pédagogique en ligne répondent à plusieurs problématiques identifiées. Elles permettent de toucher un maximum de monde et ainsi de répondre au manque d’offre de formations et aux problèmes d’infrastructure. Il faut être conscient par exemple qu’une grande majorité des étudiants du Nigéria ne peuvent pas avoir accès à des formations universitaires faute de place. Elles sont aussi très flexibles et facilement adaptables aux évolutions des métiers et des techniques. Enfin, une plateforme e-learning permet de réduire drastiquement les tarifs des formations actuellement très élevés et ainsi de démocratiser la montée en compétence dans les métiers de l’audiovisuel.

D’un point de vue pratique, il est aussi nécessaire de fournir une solution qui soit directement mobile. On estime 660 millions d’Africains devraient être équipés d’un smartphone d’ici 2020. L’enseignement en ligne permettra de former les millions de professionnels dont le continent a besoin pour prendre en main son développement.

 

Ça fait quoi de devenir entrepreneur ?

C’est très enrichissant ! C’est assez drôle, je suis né dans une famille d’entrepreneurs et j’ai épousé une femme serial entrepreneur. Mais pendant 15 ans j’ai fait le choix d’une “carrière”. Pendant ces 15 ans, je sentais qu’il me manquait quelque chose mais je me disais que j’étais incapable de sauter le pas… que je n’étais pas fait pour ça. Et au final c’est un peu comme avoir son premier enfant, on se découvre entrepreneur comme on se découvre parent, et une fois qu’on est dos au mur, on avance. D’ailleurs je trouve que dans l’entreprenariat il y a beaucoup de similarité avec la parentalité, peut-être aussi parce que LAFAAAC est née au greffe le même jour que ma troisième fille ! On lit beaucoup pour être sûr de faire les bons choix, mais on fait en permanence des erreurs ; mais l’important, comme dans l’éducation, c’est que l’entreprise ait des bases saines et solides et soit dans un environnement sain et serein. Et puis comme on regarde ses enfants grandir et on se satisfait, de temps en temps je me retourne et je vois tout ce qu’on a accompli avec mes associés en seulement presque 2 ans avec LAFAAAC et c’est très valorisant.. En plus, j’ai vraiment l’impression d’être utile et impactant.

 

C’est quoi l’actualité de LAFAAAC ?

Après l’annonce de notre lancement B2B au Festival du Cinéma du Fespaco à Ouagadougou, nous avons le plaisir d’être au Festival de Cannes pour y renforcer nos partenariats, notamment africains. Et surtout nous préparons deux importants voyages au Nigéria en juin et juillet où nous sommes invités par les ambassades du Nigéria et de France respectivement, pour y signer des contrats clés et rencontrer des institutionnels.

LAFAAAC est aussi candidate au Prix Innovation Culture et Management. C’est un prix du public remis par le Ministère de la Culture et nous espérons le maximum de votes afin de nous donner la chance d’être présenté au Comité de Sélection composé de décideurs publics et privés du secteur culturel. Ce serait l’occasion de bénéficier d’une bonne visibilité !

 

[Pour voter pour LAFAAAC au prix C&M c’est par ICI ! ]




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