Créer son entreprise : notre carnet d’adresses pour concrétiser – Capital.fr

date_range 11 juin 2015 Catégories : La Ruche rayonne.
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Créer son entreprise : notre carnet d’adresses pour concrétiser

23/05/2015

Lire l’article sur capital.fr par ici.

Lever des fonds, dénicher un espace de travail, enrôler de bons équipiers… Une fois trouvée votre idée de business, tout reste à faire. Voici des pistes pour obtenir de l’aide, des conseils et, surtout, pour gagner du temps.

Faire germer votre idée

Dès le départ, soyez -accompagné. N’hésitez pas à solliciter des spécialistes qui suivront votre projet.

Réseau entreprendre. Il a aidé 700 entreprises gratuitement en 2014. «Le porteur d’une idée rencontre six à dix dirigeants pour affiner son business model», explique Frédéric Danquigny, directeur Savoie de ce groupement d’entrepreneurs. Si votre concept est validé, le réseau vous suit pendant trois ans. Mais il faut s’engager à créer six emplois et à patronner à son tour un créateur. reseau-entreprendre.org

Réseau BGE. Ses conseils sont facturés 80 euros de l’heure. L’an dernier, 8 500 créateurs ont été suivis. «Implantation, bilan de -compétences avec -formation à l’appui… Nous veillons à l’autonomie des créateurs», détaille Danielle Desguées, -cofondatrice du réseau. bgparif.com

APCE. L’Agence pour la création d’entreprise propose une série d’outils, comme une calculatrice de charges pour l’autoentrepreneur, des guides pour affiner son modèle économique ou des fiches pays pour s’implanter à l’étranger… apce.com

Protéger votre concept

Déposer ses créations est toujours payant. Apple a ainsi reçu 1 milliard de dollars de Samsung en 2012 après avoir pu établir que le coréen avait violé certains de ses brevets.

INPI. «En France, c’est l’Institut national de la propriété industrielle qui garantit la propriété d’une idée», indique Emmanuelle Hoffman, avocate à la cour d’appel de Paris. Marques, brevets, dessins et modèles, il suffit, pour éviter toute spoliation, de respecter la marche à suivre indiquée sur le site. Conseils de l’avocate : conserver toutes les preuves physiques (croquis, documents dématérialisés, etc.) pour justifier de son processus de création. Et, surtout, ne jamais commercialiser son produit, même pour le tester, avant d’avoir déposé ses brevets. Attention, seule la marque, dont le brevet doit être renouvelé tous les dix ans, est éternelle. Les autres dépôts tombent dans le domaine public au bout de vingt à vingt-cinq ans selon les cas. Une exception toutefois : si votre création a un caractère artistique, elle sera protégée pendant soixante-dix ans. inpi.fr

Trouver des locaux

Tentez l’hébergement. Baux rigides, loyers élevés : les -bureaux traditionnels sont souvent inaccessibles pour les primo-entrepreneurs. Mais il existe d’autres solutions.

Incubateurs publics. Au nombre de 29, ils sont installés partout en France. «Nous pouvons héberger et conseiller gratuitement une équipe pendant vingt-quatre mois, à condition qu’elle nous ait démontré le potentiel de son idée», explique Céline Souliers, directrice de l’incubateur marseillais Belle de mai. enseignementsup-recherche.gouv.fr

Pépinières. Pour 100 à 400  euros par an et par mètre carré, elles offrent un service de secrétariat, des salles de réunion et des -photocopieuses, comme Paris Soleillet, la plus ancienne de la capitale. Leur point fort : un bail de vingt-trois mois contre trois ans pour des locaux classiques. apce.com

Accélérateurs. Si votre concept est abouti, tentez d’intégrer une de ces struc-tu-res gratuites qui coachent des start-up triées sur le volet pendant six mois au maximum. satt.fr

Obtenir les financements

C’est le nerf de la guerre. De nombreuses sources de ­financement ­existent. A vous de savoir vendre votre projet.

Réseau entreprendre. «Quand le projet est validé, on peut prêter jusqu’à 90.000  euros à taux zéro, confirme Frédéric Danquigny. Cette avance, remboursable sur cinq ans, crée un effet de levier : pour chaque euro prêté, l’entrepreneur en lève jusqu’à 11 auprès des banques.» reseau-entreprendre.org

Aides de l’état. Pour les start-up innovantes, il existe des aides spécifiques : la BPI prête à taux zéro si le pourcentage de dépenses en R&D atteint au moins 15% du budget global, et le fisc rembourse jusqu’à 30% des fonds alloués à la recherche. bpifrance.fr

Associations d’investisseurs. «Certaines d’entre elles, comme Paris Business Angels, financent jusqu’à 100 000 euros par projet», note Franck Sebag, associé chez Ernst & Young (EY). parisbusinessangels.com

Fonds d’investissements. Montés par des super business angels, comme Xavier Niel, ils peuvent mettre jusqu’à 1 million d’euros sur la table. kimaventures.com  ; isai.fr

Recruter efficacement

Une bonne équipe, c’est la clé de voûte de votre ­projet. Encore faut-il savoir où dénicher les bons profils…

Pôle Emploi. Parfois, il faut aller au plus simple ! Pour trouver des juniors, Fabien Amico, directeur de Treeptik (développement de solutions informatiques), conseille de passer par Pôle emploi : «Nombre de bac + 5 ne trouvent pas de boulot après leurs études. Leur formation prend du temps, mais c’est un investissement sur l’avenir.» «A condition, prévient Didier Hoff, chargé de la plateforme RH chez EY, de ne pas les mettre à des postes clés comme directeur marketing ou financier, pour réaliser des économies. Ces fonctions nécessitent au mois cinq ans d’expérience.» pole-emploi.fr

Salons pro. Pour choisir des profils seniors, visez les événements pros : le Salon Big Data ou la soirée du Meilleur Dev de France de 42, l’école fondée par Xavier Niel. bigdataparis.com  ; 42.fr

Espaces de coworking. On peut aussi poster des ­annonces dans les espaces de coworking (La Ruche, Le Loft 50 Partners…) la-ruche.net  ; numa.paris  ; leloft50partners.com  ; bureauxapartager.com  ; la-cordee.net

Adrian de San Isidoro




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